Article de presse

RGPD - Ce que change le cadre européen sur les données pour les clients des banques.

mai 2018

Avec l'entrée en vigueur, ce vendredi, du règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), les clients auront plus facilement la main sur leurs informations détenues par les banques. Une évolution plus qu'une révolution.

Facebook n'est pas la seule société à devoir prendre à bras-le-corps le sujet des données personnelles. A partir de ce vendredi, les nouvelles règles européennes (RGPD) en la matière entrent en vigueur. Le chantier est particulièrement important pour les banques .

Des droits renforcés pour les clients
La réglementation française garantit déjà un certain nombre de droits en matière de données personnelles : droit d'accès, droit de rectification et droit à l'oubli. La régulation européenne renforce les droits existants en imposant aux établissements d'informer de façon claire les clients sur l'usage qui est fait de leurs données. Les banques devront ainsi actualiser leurs conditions générales d'utilisation. Elles auront aussi l'obligation d'obtenir l'aval des clients si elles souhaitent utiliser des informations pour un usage spécifique. En pratique, les banques considèrent que ces demandes d'autorisation devraient rester ponctuelles. Par ailleurs, l'une des grandes nouveautés du RGPD est d'instaurer un droit à la portabilité des données. Les clients doivent ainsi être en mesure de récupérer les informations qu'ils ont transmises à leurs banques, pour leur usage personnel ou pour les transférer à un autre organisme.

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Encore peu de nouveaux services
RGPD contraint les établissements à faire l'inventaire précis des données qu'elles détiennent. En théorie, cette mise au carré devrait leur faciliter le développement de nouveaux services. Or, de leur propre aveu, cette mine de données reste encore largement inexploitée. Même le fait que les données soient obligatoirement portables ne devrait pas déboucher sur de nouvelles offres de services à court terme. « Il est encore difficile aujourd'hui de voir se dessiner de vrais cas d'usage en matière de portabilité des informations bancaires », estime Antoine Pichot, délégué à la protection des données de la Société Générale. Celui-ci rappelle que les banques sont déjà obligées de faciliter la mobilité bancaire par d'autres dispositifs. En résumé, les « services se transforment peu du point de vue du client », souligne Alain Le Corre, partner au sein d'Optimind. « Mais en revanche : la réglementation est l'occasion pour les banques d'afficher au maximum leur transparence et leur posture de tiers de confiance. »

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